Se comparer aux autres

J’espère que tu as passé une belle semaine.

Hier matin au réveil, je me suis rappelé une histoire zen que j’avais écrite l’an dernier. Était-ce un signe, une intuition? Intriguée, j’ai fouillé dans mon ordinateur pour la retrouver.

Je l’ai lue, puis relue avec un peu plus d’attention, cherchant à découvrir ce qu’elle voulait m’enseigner.

L’histoire débute ainsi :

Un jeune guerrier va voir son maître et lui explique qu’il voudrait être aussi fort que son camarade.

« C’est injuste, » se lamente-t-il, « lui combat sans peur, puisqu’il est plus puissant que n’importe lequel de ses adversaires. Maître, aidez-moi, dites-moi ce que je dois faire pour devenir comme lui! »

Magnanime, le maître accepte de l’aider. Le lendemain, à l’aube, il convoque le jeune homme qui débute alors un entraînement spécial, destiné à décupler sa force.

Au bout de quelques semaines, le jeune guerrier demande à parler à nouveau à son maître.

« Maître, je ne comprends pas, » gémit-il, « même si je travaille d’arrache-pied, je progresse très lentement. À ce rythme, il me faudra longtemps avant d’égaler mon camarade! » s’écrie-t-il, découragé. « Le pire, c’est que j’ai perdu de la rapidité au combat ; je me déplace moins vite qu’autrefois, alors qu’on me disait vif comme l’éclair. »

Le maître se tourne alors vers son protégé : « Jeune homme, en voulant t’accaparer la vertu d’un autre, ta jalousie t’a fait oublier ce qui te fait de toi un être exceptionnel. » 

Voyant le jeune homme contrit, le maître reprit sur un ton bienveillant : « En délaissant tes dons, ton corps a cru que tu n’en voulais plus. Rappelle-toi que chacun possède un talent unique ; néanmoins, pour en bénéficier il nous faut apprendre à le cultiver. »

En entendant ces paroles, le jeune guerrier se remémora les moments où son talent s’était manifesté ; il comprit que celui-ci ne l’avait jamais abandonné. Sa confiance retrouvée, il entreprit de redonner vie à son talent – d’abord dans son esprit, puis dans ses mouvements.


Il y a sept ans, lorsque j’ai démarré mon entreprise, ma première idée a été de lancer un blogue.

J’écrivais des articles sur le mental, et j’adorais cela. C’est pourquoi lorsqu’un magazine sportif américain avait annoncé son intention d’embaucher des auteurs, j’avais posé ma candidature ; je fus sélectionnée, et quelques fois mes articles avaient compté parmi les plus populaires.

J’ai continué pendant près de deux ans, jusqu’à ce que j’apprenne que le blogue, c’était out. Les gens ne prenaient plus le temps de lire, disait-on, et il fallait maintenant créer des vidéos. 

Je me suis alors mise à étudier YouTube. Constatant l’immense succès de certains Youtubers, j’ai ressenti une pointe d’envie, et j’ai voulu faire comme eux. Petit à petit, sans trop m’en apercevoir, j’ai délaissé l’écriture pour me concentrer sur la vidéo. La technique me demandant beaucoup de temps, il m’en restait moins pour écrire.

J’ai poursuivi dans cette voie, jusqu’à ce qu’un désir se fasse sentir de plus en plus fortement : celui d’avoir du temps pour moi et de retrouver un bien-être délaissé depuis quelque temps.

En ce début d’année, j’ai commencé à m’interroger : non pas à propos de ce qui fonctionne ou de ce qui est à la mode, mais plutôt pour découvrir ce qui me fait du bien. Ce que je fais bien. Tout naturellement, cette réflexion m’a conduite à me reconnecter à mes talents.

En relisant mon histoire zen, je me suis rappelé qu’enfant, je composais des nouvelles sur la vieille dactylo de mes parents. (Étrangement, j’adorais écrire des histoires d’horreur!) Je me suis rappelé qu’adolescente, un professeur avait encensé mon poème, me pressant de le présenter à un éditeur. Je me suis rappelé qu’étudiante, j’écrivais des articles pour un journal dans ma région.

À toutes les étapes de ma vie, j’avais écrit des histoires.

Alors pourquoi pas continuer?

Dans ma dernière lettre du vendredi (que tu peux retrouver sur mon blogue), j’écrivais que nos talents sont des ressources qui conduisent à l’abondance ; néanmoins, si on passe trop de temps à regarder ce que font les autres, il en reste moins pour cultiver ce qui nous appartient.

Qu’en est-il pour toi?

Fais-tu bon usage de tes talents?
Saisis-tu les opportunités de les développer?

Très souvent, nos dons nous semblent si naturels qu’il ne nous viendrait pas à l’esprit de les faire rayonner. De plus, au sien d’une société qui valorise la performance, il n’est pas rare que l’on passe plus de temps à améliorer nos faiblesses qu’à s’intéresser à nos atouts. 

Alors si ce message d’interpelle, je te souhaite de passer plus de temps dans ta zone d’excellence, et ainsi de t’ouvrir à l’infinie abondance.

Bon vendredi à toi,
Guylaine

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Guylaine

Préparatrice mentale et coach sportif depuis 30 ans, j’accompagne les individus dans l’élaboration de stratégies mentales favorisant l’équilibre, le bien-être et la performance afin que chacun puisse s’accomplir et s’épanouir dans tous les domaines de vie.