C’est toi qui décide

Aujourd’hui, j’en suis au jour #24 de l’écriture de mon livre.

Dans une lettre de janvier intitulée La constance (disponible sur mon blogue), je racontais que je m’étais lancé un défi : celui d’écrire un peu chaque jour pendant trente jours d’affilée… pour éventuellement concrétiser l’un des huit projets de livre inachevés qui dorment dans mes dossiers 🙂

Alors ça y est, il ne reste plus qu’une semaine!

Oui, je me suis lancée. En fin de compte, l’expérience s’est avérée tellement stimulante qu’au jour 15, j’ai eu la piqûre et j’ai décidé de m’engager à continuer pendant tout le mois de février.

Et surtout, d’en faire ma priorité.

Or, c’est souvent lorsqu’on prend une décision importante que l’on fait face à l’obstacle ultime, le tableau final du jeu vidéo, la forteresse que l’on doit pénétrer pour délivrer la princesse!

Au moment de prendre ma décision, j’ai ouvert mon calendrier et j’ai été surprise de constater le grand nombre de rendez-vous que j’avais planifiés pour le mois de février. 

– Reporte-les, m’a dit ma petite voix intérieure.

Inconfortable, j’ai voulu négocier.

Je pourrais en déplacer quelques-uns…

– Non, tous !

– C’est embarrassant… Ce n’est pas un peu pompeux, de dire qu’on écrit un livre? Je ne sais même pas si ça sera publié…

– C’est comme tu veux, c’est toi qui décide. Alors, écrire, tu veux en faire ta priorité ou pas?

La réponse était évidente, alors j’ai rassemblé mon courage pour annuler ou reporter mes rencontres.

Mais la bataille n’était pas terminée : dans la dernière semaine, d’anciennes connaissances m’ont recontactée, on m’a demandé du coaching, on m’a relancée sur des projets depuis longtemps oubliés. 

J’avais envie de m’engager envers mon projet d’écriture, mais je n’avais pas envie de dire non aux gens!

Pas si facile, de tenir mes bonnes résolutions.

Pourtant, dans certaines circonstances, je n’ai aucune difficulté à dire non. Je dirais même que c’est facile. Alors, qu’est-ce qui clochait avec moi?

En posant la question, j’ai reçu la réponse : 

Je sais dire non quand je ne PEUX pas.
Mais je ne sais pas dire non quand je ne VEUX pas.

Quand je n’ai pas le temps, quand je n’ai pas les compétences, quand je n’ai pas les moyens… pour moi c’est facile de dire non, parce que ça fait du sens. L’autre personne comprendra mon refus, et les chances de conflit sont moins grandes.

Mais si je suis capable, si j’ai le temps, si je peux trouver les ressources, mais que je préfère faire autre chose… c’est une toute autre affaire. Mes raisons me semblent illogiques, mes besoins pas assez importants,  je me critique et j’ai peur que les gens ne comprennent pas.

En effet, comment expliquer que j’ai besoin de tout mon temps pour créer, et qu’un seul rendez-vous a le pouvoir de me déconcentrer? Je peux faire les deux, je n’ai qu’à me forcer un peu… 

Comment expliquer que mon travail dans un club sportif prend tellement de place dans ma tête que j’ai besoin d’une pause pour aérer mon esprit? Allez, prends sur toi, ça va passer…

Comment expliquer à des amis que j’ai envie de les voir, mais que j’aimerais me retirer du monde pendant quelque temps? Ce n’est pas en vivant en ermite que je me ferai des amis…

Récemment, je me suis rendue compte que mon principal problème, c’est que je n’avais pas les mots. Depuis j’ai trouvé un truc : tout d’abord, j’écris ce que j’aimerais communiquer, mais sans l’envoyer. Après avoir consulté mon message quelques fois dans la journée, les mots s’alignent, et ma pensée se clarifie. En me relisant, je comprends mieux mon besoin. Soudainement, il me semble naturel de l’écrire aux gens! Dire non – ou dire quel est mon besoin devient beaucoup plus aisé.

Au final, j’ai reporté mes rencontres de février, et j’ai pris des vacances à la fin du mois. De la part des gens, je n’ai reçu que des encouragements, et bien sûr personne ne m’a critiquée – ma plus grande critique, c’était moi!

Alors, qu’en est-il pour toi? T’arrive-t-il de minimiser tes besoins pour éviter d’avoir à les communiquer, par peur d’être jugé(e)?

Si oui et si ce message t’interpelle, je te souhaite de faire en sorte de devenir ta propre priorité, et de trouver les mots pour le dire en toute authenticité.

Bon vendredi à toi,
Guylaine

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Guylaine

Préparatrice mentale et coach sportif depuis 30 ans, j’accompagne les individus dans l’élaboration de stratégies mentales favorisant l’équilibre, le bien-être et la performance afin que chacun puisse s’accomplir et s’épanouir dans tous les domaines de vie.